3. L’induction hypnotique : entrer dans un état modifié de conscience
Vient ensuite le temps de l’hypnose.
L’induction permet d’installer progressivement un état modifié de conscience.
Ce n’est pas du sommeil. Ce n’est pas une perte de contrôle.
C’est plutôt un état particulier, entre présence, concentration intérieure et rêverie guidée.
Vous pouvez entendre ma voix, percevoir ce qui se passe autour de vous, et en même temps laisser une autre partie de vous travailler plus librement.
Pour la gestion du stress, les états de transe moyens sont souvent idéaux.
Cela permet un réel travail inconscient.
En réalité, lors des états de transe très profonds, le travail inconscient devient parfois moins intéressant, la personne devenant moins réactive.
4. Le travail avec les ressources de l’inconscient
Dans cette partie de la séance, nous utilisons l’état hypnotique pour travailler avec les mécanismes inconscients.
C’est dans cette phase que l’hypnose permet d’activer certains mécanismes inconscients afin que la personne puisse trouver ses propres solutions, sans projection du thérapeute.
Un bon thérapeute doit en effet réaliser cette phase sans projection personnelle, afin que la personne trouve ses solutions par elle-même.
Selon les mécanismes à l’origine de votre stress, les protocoles ou les métaphores utilisés seront alors différents.
Quand le stress devient automatique, il ne suffit pas toujours de « se raisonner ».
Vous savez peut-être déjà, consciemment, que vous devriez prendre du recul.
Mais dans la situation réelle, votre corps réagit avant même que vous ayez eu le temps d’y penser.
L’hypnose permet justement de travailler à ce niveau-là.
C’est dans ce moment que l’accompagnement par un thérapeute prend toute son importance.
Votre détermination à changer est aussi importante que l’habileté du praticien.
L’hypnose n’est pas un bouton magique.
C’est une expérience thérapeutique dans laquelle vos ressources sont mobilisées vers un objectif précis.
5. Le retour progressif à l’état ordinaire
La séance est déjà terminée !
Cela serait pourtant parfois agréable de rester dans cet état plus longtemps…
Voici le moment où un état ordinaire de conscience est progressivement retrouvé.
On commence à s’étirer, à reprendre contact avec son fonctionnement habituel.
Le retour se fait progressivement, pour reprendre contact avec le corps, la pièce, la respiration, puis l’état de veille ordinaire.
La séance touche alors à sa fin.